Les 35 propositions pour un retour sur Terre et l’Avenir en commun

Un outil de « Nous Sommes pour ! » qui vous permet de comparer les programmes de 2022 avec l‘Avenir en Commun

Les 35 propositions pour un retour sur Terre sont une série de mesures économiques et institutionnelles proposées en avril 2020 par 7 chercheurs (Dominique Bourg, Pablo Servigne, Gauthier Chapelle, Johann Chapoutot, Philippe Desbrosses, Xavier Ricard Lanata et Sophie Swaton).

Points de convergence avec l’Avenir en commun

  • Mettre en place une Planification écologique
  • Organiser l’économie au service du bien commun, en finir avec la croissance folle
  • Faire l’État garant du bien public
  • Défendre un nouvel ordre international reposant sur l’ONU
  • Adopter une stratégie Plan A / Plan B en Europe

Points importants de l’Avenir en commun qui n’apparaissent pas

Le document n’ayant pas vocation à constituer un programme de gouvernement, il ne serait pas pertinent de lister les nombreux domaines qu’il n’aborde pas. Cependant, au sein de champs traités, plusieurs problématiques très importantes dans l’Avenir en commun ne sont pas abordées, comme :

  • La participation populaire à la planification écologique 
  • La sortie du nucléaire

Points de désaccord avec l’Avenir en commun

  • Les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre moins ambitieux que ceux de l’Avenir en commun 
  • La réforme du pouvoir législatif proposée conserve le Sénat et le CESE, et propose seulement une élection à la proportionnelle partielle, ce qui est moins ambitieux que les changements institutionnels proposés par l’Avenir en commun

Chapitre 1 : Face à la crise démocratique, convoquer l’Assemblée constituante de la 6e République

Certaines aspirations relatives à la démocratie et aux institutions sont convergentes. L’aspect le plus intéressant correspond aux multiples évocations de dispositifs s’approchant de la règle verte (selon laquelle on ne prélève pas davantage à la nature que ce qu’elle est en état de reconstituer) bien que le document ne le formule pas comme telle. La refonte des institutions, si elle est développée, ne s’inscrit pas comme l’Avenir en commun dans l’esprit du pouvoir au peuple. 

 

Plusieurs enjeux abordées dans l’Avenir en commun sont absents : refonte de la police et de la justice, lutte contre les discriminations, service citoyen, médias, terrorisme, Outre-mer etc.

Démocratie et institutions

  • Renforcer la représentativité du pouvoir législatif 
  • Intégration du tirage au sort 
  • Refonder la représentation ; Enrichir les procédures démocratiques 
  • Protéger les biens publics et les biens communs 
  • Redonner du sens au service du public
  • Absence de convocation d’une Assemblée constituante
  • Maintien du Sénat

Règle verte

  • La proposition d’une règle verte n’est pas formulée comme telle. Cependant, le document propose une réforme constitutionnelle introduisant à l’article 1 “L’État est garant du respect de l’Empreinte écologique et des Limites Planétaires”. Serait également intégré au même article le principe de non-régression en matière de droit de l’environnement. Le cadrage de l’action de l’exécutif en fonction de l’objectif constitutionnel de durabilité forte est mentionné. 

Chapitre 2 : Face au chômage et à l’urgence sociale, partager les richesses, mettre au pas la finance

Si certaines questions, comme la lutte contre la précarité ou la nécessaire réduction du temps de travail, ne sont pas abordées, les convergences sur le reste des points sont nombreuses. Tant la réduction des écarts de revenus que la lutte contre les paradis fiscaux ou la mise en place d’un protectionnisme sont des propositions partagées par l’Avenir en commun.