Le pacte du pouvoir de vivre et l’Avenir en commun

Un outil de « Nous Sommes pour ! » qui vous permet de comparer les programmes de 2022 avec l‘Avenir en Commun

Les 15 mesures indispensables pour la fin du confinement ont été publiées en Mai 2020 par 55 organisations regroupées au sein du pacte du pouvoir de vivre. Ce regroupement comporte des syndicats comme la CFDT, l’UNSA et la CFTC ainsi que de nombreuses associations comme la Cimade, la Fondation Abbé Pierre, la FAGE, le CCFD-Terre solidaire et le Secours catholique. Ces associations ont par la suite publié 66 mesures que nous étudierons prochainement afin d’enrichir notre comparateur.

Convergences avec l'AEC

  • Revaloriser le montant du RSA et l’élargir aux jeunes de 18 à 25 ans
  • Renoncer à la réforme de l’assurance chômage
  • Imposer une conditionnalité écologique et sociale à l’octroi d’aides publiques aux grandes entreprises
  • Accueillir dignement les migrants

Points de l'AEC n'apparaissant pas

  • Il ne serait pas pertinent d’établir une telle liste, étant donné la différence de nature des deux documents. Elle sera établie lors de la publication de l’analyse des 66 mesures du Pacte.

Désaccords ou nuances avec l'AEC

  • Verser une aide exceptionnelle de solidarité de 250€ par mois et par personne aux ménages les plus en difficulté (pour l’Avenir en commun, cette aide ne doit pas être exceptionnelle mais pérenne. Il propose d’éradiquer la pauvreté grâce à une « garantie dignité ». Cela implique que personne n’ait moins de 1063 € par mois de revenu donc une hausse supérieure à 250 € par mois pour beaucoup de gens, le RSA étant à 565 €)
  • Le Pacte du pouvoir de vivre propose un fonds de 200 millions pour aider les gens à payer leur loyer. Dans une proposition de loi, Jean-Luc Mélenchon privilégiait un moratoire sur les loyers : les locataires ne pouvant pas payer ne le font pas, les banques ne peuvent pénaliser les propriétaires avec un crédit immobilier. Plusieurs pistes de paiements étaient envisagées : paiement des loyers sans pénalités par les locataires sur 3 ans, annulation de dettes de loyers, paiement par l’État. L’Avenir en commun propose quant à lui la garantie universelle des loyers.

Chapitre 1 : Face à la crise démocratique, convoquer l’Assemblée constituante de la 6e République

Les enjeux traités dans ce chapitre (6e République, Constituante, Sécurité, Justice, Terrorisme, Outre-mer, Laïcité ; Médias, droits LGBTI, Discriminations, Égalité Femmes-Hommes, Service citoye) sont absents des 15 mesures étudiées ici. Ils sont abordés dans les 66 propositions que nous ajouterons prochainement à notre analyse.

Chapitre 2 : Face au chômage et à l’urgence sociale, partager les richesses, mettre au pas la finance

Les 15 propositions du Pacte de pouvoir vivre faites à la sortie du confinement sont dans leurs objectifs compatibles avec ceux de l’Avenir en commun : éradiquer la pauvreté et le mal-logement, assurer la dignité de chacune et chacun. Les méthodes pour y parvenir divergent parfois. Les mesures d’urgence mises sur la table par les parlementaires insoumis sont parfois plus ambitieuses : ils ont ainsi proposé l’interdiction des licenciements pendant toute la période de la pandémie et en particulier de la part des entreprises qui sont subventionnées par l’État et reçoivent de l’argent public, ce qui n’apparaît pas dans les 15 propositions. Plusieurs enjeux absents de ce document, comme la fiscalité, sont développés dans les 66 propositions que nous ajouterons prochainement à notre analyse.

Solidarité

  • Nécessité de soutenir les plus en difficultés et les plus pauvres pour assurer leur dignité
  • Revaloriser le montant du RSA et l’élargir aux jeunes de 18 à 25 ans
  • Verser une aide exceptionnelle de solidarité de 250€ par mois et par personne aux ménages les plus en difficulté (Pour l’Avenir en commun, cette aide ne doit pas être exceptionnelle mais pérenne. Il propose d’éradiquer la pauvreté grâce à une « garantie dignité ». Cela implique que personne n’ait moins de 1063 € par mois de revenu donc une hausse supérieure à 250 € par mois pour beaucoup de gens, le RSA étant à 565 €)

Logement

  • Nécessité de faire face au problème du paiement des loyers pour les plus pauvres
  • Mettre en œuvre le droit au logement pour qu’aucune personne sans domicile mise à l’abri pendant la période de confinement ne soit remise à la rue sans solution
  • Un fonds de 200 millions pour aider les gens à payer leur loyer. Dans une proposition de loi, Jean-Luc Mélenchon privilégiait un moratoire sur les loyers : les locataires ne pouvant pas payer ne le font pas, les banques ne peuvent pénaliser les propriétaires avec un crédit immobilier. Plusieurs pistes de paiements étaient envisagées : paiement des loyers sans pénalités par les locataires sur 3 ans, annulation de dettes de loyers, paiement par l’État. L’Avenir en commun propose quant à lui la garantie universelle des loyers

Emploi

  • Renoncer à la réforme de l’assurance-chômage

Entreprise

  • Imposer une conditionnalité écologique et sociale à l’octroi d’aides publiques aux grandes entreprises

Chapitre 3 : Face à la crise climatique, la planification écologique

Les 4 propositions relatives aux enjeux de la bifurcation écologique sont dans leurs objectifs compatibles avec ceux de l’Avenir en commun. Plusieurs enjeux absents de ce document, comme l’énergie, l’aménagement du territoire ou l’agriculture et l’alimentation, sont développés dans les 66 propositions que nous ajouterons prochainement à notre analyse.

Planification

  • Imposer une conditionnalité écologique et sociale à l’octroi d’aides publiques aux grandes entreprises
  • Ne pas faire entrer dans le droit commun les décisions prises pendant l’état d’urgence sanitaire et revenir sur les décisions prises qui ont abaissé les règles environnementales
  • Tenir une Conférence de la transformation écologique et sociale