L’avenir en Commun

Chapitre 6 : Face à la grande régression, choisir l’objectif du progrès humain

Chapitre 6 : Face à la grande régression, choisir l’objectif du progrès humain

L’activité humaine ne doit plus être réduite aux seuls chiffres de la croissance, des cours de la bourse ou des chiffres du déficit public. L’action de l’État et les politiques menées doivent viser d’autres objectifs et être évaluées au regard d’autres critères que ceux actuellement à l’œuvre : des objectifs et des critères de bien-vivre et de progrès humain (santé, éducation, etc.). Le droit au bonheur est encore une idée neuve !

53. Faire passer la santé d’abord et pour tous

Le système de santé français a longtemps été le meilleur au monde. Mais aujourd’hui, l’austérité et la marchandisation ont entamé sa dislocation. On ne compte plus les déserts médicaux, les heures d’attente aux urgences malgré le dévouement des personnels, les maladies chroniques à cause de nos modes de vie et les morts à cause d’épidémies que notre système de santé n’est plus en mesure d’affronter. En 20 ans, 100 000 lits ont été fermés dans les hôpitaux. La santé publique doit redevenir une exigence de premier ordre. 

Mesure clé : Reconstruire le service public hospitalier et rembourser à 100% les soins de santé prescrits
Concrètement : 

  • Revenir sur la tarification à l’acte et les suppressions de lits et de personnels 
  • Engager un plan pluriannuel de recrutement de médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs
  • Créer un pôle public du médicament pour faciliter l’égal accès aux traitements, protéger la recherche de la finance et supprimer l’influence des entreprises privées dans les activités médicales et hospitalières, notamment par l’arrêt de l’accès libre des visiteurs médicaux à l’hôpital public
  • Combler les déserts médicaux, et créer un corps de médecins généralistes fonctionnaires rémunérés pendant leurs études afin de pallier l’insuffisance de médecins dans certaines zones

Faire de l’eau le thermomètre de notre état de santé collectif 

L’analyse de nos eaux usées fournit d’excellents indicateurs de l’état de santé de la population d’une ville. Le laboratoire public rattaché à la régie de l’Eau de Paris suit la présence du coronavirus dans ces eaux usées depuis le début de l’épidémie et avait alerté dès l’été 2020 sur un retour des traces du virus dans les échantillons, alors que les mesures sanitaires avaient été allégées. 

Les chercheurs estiment qu’un suivi approfondi de la qualité des eaux usées des grandes villes permet d’annoncer l’émergence d’une épidémie, avant même l’apparition des signes cliniques parmi la population. Cet enjeu scientifique et sanitaire confirme la nécessité d’un haut niveau d’expertise publique et universitaire sur la gestion de nos réseaux d’eau, qui ne peuvent être laissés aux mains du secteur privé. 

Face à la crise sanitaire, défendre le service public de la santé

La crise sanitaire déclenchée par l’épidémie de Covid-19 est venue mettre à terre un système hospitalier déjà maltraité par des années de réduction de postes et de moyens consacrés à l’hôpital public.

En 2019, la France insoumise s’est opposée au projet de loi Santé porté par Agnès Buzyn. Cette loi a permis au gouvernement d’adopter une refonte de la carte hospitalière par ordonnances, c’est-à-dire sans débat parlementaire. Il s’agissait pourtant du cœur du texte : déterminer quels territoires devaient voir leurs hôpitaux déclassés, leurs maternités déménagées, leurs services d’urgences fermés, leurs plateaux techniques abandonnés. 

La loi santé restait par ailleurs silencieuse face aux demandes de revalorisation salariale portées par le Collectif Inter Urgences qui s’est mobilisé pendant toute l’année 2018, alors que la France reste à la 28ème place sur 32 parmi les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) pour la rémunération de son personnel soignant. 

En mai 2020, les deux groupes parlementaires de la France insoumise à l’Assemblée nationale et au Parlement européen ont monté une commission d’enquête sur la gestion de l’épidémie de Covid-19 en France. Les 105 auditions menées ont permis de retracer les conditions de démantèlement du service public de santé, à bout de souffle pour affronter la crise sanitaire : l’application des méthodes de management importées de l’entreprise à l’hôpital public, la suppression de 69000 lits d’hospitalisation entre 2003 et 2017, l’application généralisée de la tarification à l’acte depuis 2008 qui réduit les moyens des hôpitaux publics et les met de fait en concurrence avec les cliniques privées. 

Face à ces constats dramatiques, la France insoumise a proposé des mesures d’urgence telles que la gratuité des masques, la réquisition des unités de production nécessaires à la production de tests, masques et gel hydroalcoolique, la nationalisation des entreprises stratégiques dans le domaine de la santé. Mais ces mesures d’urgence doivent nécessairement être complétées par un changement radical de vision de l’hôpital public, qui doit également être remis en état et financé à la hauteur des besoins. 

Le combat continue sur ce terrain à l’Assemblée Nationale. Dans le cadre de l’analyse du budget de la sécurité sociale pour 2021, Caroline Fiat a dénoncé l’hypocrisie du gouvernement qui affirme vouloir redonner des moyens à l’hôpital public sans le traduire en dépenses concrètes.

Reprendre le contrôle public des industries nécessaires à notre santé collective 

La gestion de la crise sanitaire au printemps 2020 par le gouvernement a montré au pays entier les conséquences de l’abandon total des secteurs stratégiques et vitaux de la nation aux seules mains des entreprises privées. Absence de planification et de constitution de stocks de médicaments, masques et matériel médical, envolée des prix, abandon des entreprises capables de répondre à ces besoins par des fonds d’investissement, etc. : le marché fournit des réponses contraires à l’intérêt général. Il est indispensable que l’État reprenne la main sur ces secteurs. 

Pour prendre en compte cet impératif, dès le mois d’avril 2020, les députés insoumis ont déposé 11 propositions de loi visant à répondre à la crise sanitaire.

Parmi celles-ci, 3 permettaient la reprise sous contrôle public ou la nationalisation d’entreprises et secteurs stratégiques :

  • La création d’un pôle public du médicament, établissement public en charge d’assurer l’approvisionnement de la France en dispositifs médicaux et la suspension des droits de propriété intellectuelle sur les médicaments afin de permettre de les produire en quantité plus importante en temps de crise ;
  • La nationalisation des entreprises Luxfer et Famar, sites d’excellence technique pour la production de bouteilles d’oxygène à usage médical pour la première, de Nivaquine produite à base de chloroquine pour la seconde. Pour Luxfer, cette proposition de loi était aussi la reconnaissance de la lutte menée par les 136 salariés de l’usine qui l’ont occupée pour empêcher la destruction de leur outil de travail.  
  • La réquisition des entreprises du secteur textile pour la production de masques.

54. Changer de logique en matière d’addiction et de drogues

La politique française en matière de drogues se résume trop souvent à la répression, un échec à la fois sanitaire et de sécurité. L’heure est venue de changer de stratégie pour lutter plus efficacement et plus humainement contre les addictions.

Mesure clé : Légaliser et encadrer la consommation, la production et la vente de cannabis à des fins récréatives dans des conditions permettant de lutter contre l’addiction
Pour aller plus loin :

  • Affecter les recettes des taxes sur le cannabis à des programmes de lutte contre les addictions et pour une politique de prévention et d’aide à la désintoxication 

55. Pas d’obstacle aux personnes en situation de handicap

La prise en compte du handicap est trop souvent reléguée au second plan ou noyée parmi d’autres thèmes comme la dépendance ou la maladie. Le handicap est d’abord une affaire publique. Celle de la dignité des personnes en situation de handicap, de leur liberté, de l’égalité entre les êtres humains. 

Mesure clé : Atteindre enfin l’objectif « 0 obstacles »
Concrètement :

  • Tolérance zéro contre les entraves
  • Les préfets pourront se substituer aux maires pour imposer les travaux et fermer les bâtiments privés ne respectant pas la loi 
  • Imposer un plan de mise en accessibilité des transports

56. Faire face collectivement au vieillissement de la population et à la perte d’autonomie

Mesure clé : Construire une prise en charge solidaire de la dépendance financée par une mise à contribution des revenus immobiliers et des successions sur les gros patrimoines

Concrètement :

  • Développer un réseau public de maisons de retraite avec tarifs harmonisés et accessibles, créer 10 000 places par an en EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) publics pendant 5 ans
  • Etablir un ratio minimal d’encadrement au chevet et former, qualifier et recruter en nombre suffisant le personnel nécessaire : au moins 100 000 personnes
  • Refondre les grilles de rémunération et de qualifications pour valoriser les métiers de prise en charge de la perte d’autonomie

57. En finir avec la souffrance sociale et la souffrance au travail

Le chômage tue de 10 000 à 14 000 personnes par an. Le travail tue 1 000 personnes par an du fait d’accidents, de maladies professionnelles, de suicides. Dans les deux cas, la souffrance physique et psychologique est un mal très largement répandu et très souvent passé sous silence. Ça suffit !

Mesure clé : Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle
Pour aller plus loin :

  • Lutter contre l’idéologie managériale et ses effets psychologiques et sanitaires
  • Renforcer la médecine du travail

58. Donner la priorité aux enfants

Une société se juge d’abord à la place qu’elle accorde à ses enfants et aux efforts qu’elle consent pour eux. Accueil, protection, scolarisation, la France manque de moyens publics pour les enfants, laissant se propager les inégalités. Investissons pour leur avenir.

Mesure clé : Créer un service public de la petite enfance et ouvrir 500 000 places en crèches et modes de garde adaptés sur cinq ans

Pour aller plus loin :

  • Verser une allocation familiale dès le premier enfant

59. Instruire mieux et davantage

400 écoles rurales ont disparu à la rentrée 2019, les suppressions de poste dans l’éducation nationale et la baisse du pouvoir d’achat des enseignants continuent. Quelle régression ! L’éducation n’est pas une marchandise. Elle est la principale richesse du peuple et du pays. Il est temps de réparer les dégâts !

Mesure clé : Recruter au moins 60 000 enseignants supplémentaires sur 5 ans et mettre en place un dispositif de pré-recrutement pour favoriser l’accès au métier d’enseignant par les jeunes issus de milieux populaires

Pour aller plus loin :

  • Assurer l’égalité devant l’école en instaurant une nouvelle carte scolaire établissant la mixité sociale 
  • Revaloriser le salaire des enseignants, en particulier ceux du primaire

Donner à l’école et l’université publiques des moyens à la hauteur des enjeux d’éducation et de qualification générale de la population

Chaque année, les moyens dans l’éducation nationale sont réduits et entraînent des fermetures de classes – voire d’écoles et le gel du point d’indice des enseignants. Il en va de même dans l’enseignement supérieur avec des milliers de bacheliers privés d’accès à la fac, et des personnels en contrats précaires, enjeu sur lequel a alerté Sabine Rubin. Pour les gouvernements libéraux, la situation budgétaire du pays ne laisserait la voie à aucune alternative. Cette alternative existe pourtant !

Dans son contre-budget 2019 coordonné par Eric Coquerel et Sabine Rubin, la France insoumise a évalué les dépenses supplémentaires que représenteraient le recrutement de 12 000 enseignants, la revalorisation de leurs salaires, l’accès à l’enseignement supérieur pour 44 000 étudiants supplémentaires et le recrutement de 1250 personnels dans les universités. L’ensemble de ces mesures coûterait à l’État 2,74 milliards d’euros, ce qui pourrait être largement financé par la création d’une taxe sur l’immobilier de luxe et les hautes transactions immobilières qui représenterait une recette nouvelle de 4,5 milliards d’euros. 

60. Qualifier tout le monde

Dans le monde d’aujourd’hui, l’élévation continue du niveau de qualification des travailleurs est essentielle. L’apprentissage n’offre une réponse que très partielle à cette exigence, sans oublier que ce statut rime souvent avec précarité pour les jeunes. Les filières d’enseignement professionnel publiques sont détruites. Elles sont pourtant une voie d’excellence dans laquelle la moitié de la jeunesse du pays étudie. 

Mesure clé : Appuyer l’enseignement professionnel public
Concrètement : 

  • Arrêter les fermetures de classes et de lycées professionnels 
  • Augmenter le nombre d’établissements 

61. Refonder l’enseignement supérieur

Précarité des étudiants, doctorants et jeunes diplômés, concurrence entre établissements, financements insuffisants et aléatoires, abandon de formations de proximité partout sur le territoire… C’est dans l’enseignement supérieur que les conséquences de la marchandisation sont les plus avancées. Tout est à reconstruire.

Mesure clé : Instaurer la gratuité de l’enseignement supérieur, de la licence au doctorat
Aller plus loin :

  • Mettre fin à la précarité des doctorants et jeunes chercheurs par la titularisation des personnels effectuant des missions pérennes
  • Garantir à chacun l’accès à une formation d’enseignement supérieur en démantelant le système Parcoursup

62. Éradiquer l’illettrisme et développer l’alphabétisation

Plus de 2 millions de personnes sont illettrées en France. Pour elles, travailler, se déplacer et combien d’autres actes de la vie quotidienne sont une souffrance.

Mesure clé : Éradiquer l’illettrisme pour les jeunes sortis du système scolaire et les adultes à horizon 2025 et développer les structures d’alphabétisation et les cours de langue française pour les personnes non-francophones

63. Démocratiser la culture et ses pratiques, soutenir ceux qui la font vivre

Retrouvons une véritable ambition culturelle. Ne réservons pas la culture à quelques lieux ou à quelques publics, faisons-la revenir et entrer partout. 

Mesure clé : Porter le budget consacré à l’art, à la culture et à la création à 1% du PIB chaque année
Concrètement :

  • Pérenniser le régime des intermittents du spectacle sur la base de l’accord du 28 avril 2016 et l’étendre aux professions artistiques précaires
  • Soutenir la création, le spectacle vivant, et l’appropriation des œuvres et pratiques culturelles par tous par le renouveau de l’éducation artistique à l’école et dans les conservatoires, de l’éducation populaire et de la culture en entreprise

Soutenir la création artistique avant, pendant et après la crise sanitaire

Le rôle démocratique et social des artistes dans nos sociétés est fondamental et la pauvreté à laquelle notre système les condamne est indigne.

En janvier 2019, les députés Michel Larive et Muriel Ressiguier ont déposé une proposition de loi visant à créer un fonds de soutien à la création artistique pour que les artistes puissent vivre dignement de leur création. Avec un système de solidarité artistique intergénérationnelle, la proposition présentée dans la cadre de la niche parlementaire insoumise consistait à financer ce fonds de soutien par la mise en place d’un prélèvement sur l’utilisation commerciale lucrative des œuvres qui appartiennent au domaine public, c’est-à-dire dont les auteurs ou créateurs sont décédés depuis plus de 70 ans.

À cette mesure de long terme s’ajoute l’impératif d’un soutien fort et rapide au milieu culturel qui subit de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire et du confinement. Dans le rapport de sa Commission d’enquête sur la gestion de la crise sanitaire, la France insoumise liste plusieurs mesures d’urgence pour amortir la crise dans le secteur culturel, parmi lesquelles la création d’un fonds de soutien d’urgence à la librairie, le maintien des subventions au spectacle vivant et aux festivals et la proposition d’une aide systématique aux artistes-auteurs fondée sur leurs revenus ou chiffre d’affaires de 2018.

64. Le sport et les corps libérés de l’argent

Faisons le choix d’un sport libéré de l’argent, d’un sport pour tous en réaffirmant la fonction émancipatrice de la pratique sportive.

Mesure clé : Renforcer les liens de solidarité entre le sport pour tous et le sport de haut niveau, les secteurs amateur et professionnel

Pour y parvenir :

  • Augmenter la taxation sur les retransmissions sportives à la télévision pour financer le sport amateur
  • Démocratiser la gestion des fédérations sportives et assurer la souveraineté des licenciés sur leur fédération

Pour en savoir plus, les documents à lire :

Proposition de loi d’Adrien Quatennens visant à créer un pôle public du médicament

Cette proposition de loi présentée pour la niche parlementaire 2020 crée un pôle public du médicament qui nous permette d’assurer notre indépendance, notre souveraineté, et la qualité de notre système de soin sans tenir compte des profits qu’ils génèrent.

Proposition de loi de François Ruffin sur le burn-out visant à faire reconnaître comme maladies professionnelles les pathologies psychiques résultant de l’épuisement professionnel

Cette proposition de loi défendue lors de la niche parlementaire 2018 de la France insoumise demande au Gouvernement la création d’un nouveau tableau des maladies professionnelles permettant la reconnaissance des pathologies psychiques consécutives au syndrome d’épuisement professionnel.

Proposition de loi relative à la création d’un permis de conduire public gratuit

Cette proposition de loi vise la gratuité du permis de conduire. Passer le permis de conduire coûte trop cher alors que sa détention, en plus d’être source d’émancipation, est souvent un prérequis pour obtenir un emploi. Il est nécessaire d’en faire un service public mettant l’accent sur la nécessaire transition écologique et luttant contre l’ubérisation du secteur.

Rapport d’information de Caroline Fiat en conclusion des travaux de la mission sur les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD)

Ce rapport fait état d’une prise en charge insatisfaisante par les EHPAD, appelle à un nouveau modèle d’EHPAD et à la refonte de la gouvernance et du financement du secteur.

Proposition de loi de Sabine Rubin pour promouvoir et démocratiser l’accès aux colonies de vacances

Cette proposition de loi issue de la niche parlementaire 2020 de la France insoumise vise à créer un fonds national de solidarité pour le départ en séjours collectifs d’accueil des mineurs, abondé par une taxe progressive sur les établissements hôteliers de luxe. Elle crée également un guichet unique dans les établissements scolaires pour centraliser les informations relatives aux colonies de vacances.

Covid-19 : nos mesures d’urgence pour les étudiants

Ce document de la France insoumise publié en mai 2020 présente des mesures à prendre de manière immédiate pour améliorer la conditions des étudiants dans différents domaines : aide financière, aide psychologique et sanitaire, continuité pédagogique, insertion dans le monde du travail, etc.

Ensemble, récoltons 150 000 soutiens pour le programme l'Avenir en commun, porté par Jean-Luc Mélenchon

Sommaire du programme

Les chapitres

Annexes

À propos de l'avenir en commun

L’avenir en commun est le programme porté par Jean-Luc Mélenchon. Co-écrit par des milliers de citoyens, il a été choisi par 7 millions d’électeurs en 2017. Cette version est actualisée pour tenir compte de 3 années de mobilisations sociales et de travail parlementaire. Télécharger le programme en PDF

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Ce programme n’est pas la propriété d’un mouvement, mais doit être l’outil pour fédérer notre peuple autour de causes communes. Aujourd’hui, il s’ouvre aux contributions de toutes celles et ceux qui souhaitent apporter leur pierre pour l’améliorer.