L’avenir en Commun

Annexe 4 : Une brève histoire de l’Avenir en commun

Annexe 4 : Une brève histoire de l’Avenir en commun

Ce texte est issu de la version actualisée de L’Avenir en commun publiée en avril 2020.

L’Avenir en commun est un texte qui vient de loin. Il a été réfléchi et travaillé en large collectif. Il est l’aboutissement de tout un processus né dans la société elle-même.

Dans un contexte où le néo-libéralisme s’imposait dans tous les aspects de nos sociétés, son contenu ne pouvait être le fruit d’une compilation hâtive ou de l’imagination de quelques personnes dans un bureau. Il lui fallait s’ancrer en profondeur dans les aspirations humanistes qui travaillaient les consciences entrées en résistance. Il a donc été le résultat d’un travail approfondi pour en prolonger les mots sur la scène politique.

Rappelons à grands traits les principales étapes de ce cheminement. Elles expliquent comment ce document programmatique a pu devenir une référence commune pour des millions de personnes. Au point de départ, il y avait déjà un premier programme présidentiel porté en 2012. Il recueillit quatre millions de suffrages. Partant de ce document initial, on organisa en 2016 une refonte générale du programme. Le 10 février 2016 marque l’acte de naissance de la plateforme numérique La France insoumise. Il s’agissait alors d’appuyer une candidature à l’élection présidentielle. Mais aussi, dès le départ, de participer à la construction d’un programme de radicalité concrète. Pendant plusieurs mois, la plateforme est restée ouverte à des contributions individuelles. Il y en eut plus de 3000, largement intégrées au document final.

On organisa avec cela des dizaines d’auditions de personnalités de tous les horizons dans le monde associatif, syndical ou celui des intellectuels. Une première rédaction mise en ligne sur internet accueillit des milliers de contributions. Ensuite, aux élections législatives suivantes, ce texte a été le programme d’un millier de candidats. Logiquement, il est devenu la déclaration de principe du groupe des parlementaires insoumis à l’Assemblée nationale et au Parlement européen. Il a donc guidé notre action, nos travaux et nos propositions depuis deux ans et demi, souvent en commun avec d’autres groupes dans ces assemblées.

C’est pourquoi l’Avenir en Commun est enraciné dans l’histoire récente de notre pays. Sur beaucoup de sujets, des citoyens sont mobilisés et organisés de longue date pour faire avancer dans leur domaine la cause de l’intérêt général humain. Il s’agit des syndicats, des associations engagées contre la pauvreté, des ONG environnementales, des lanceurs d’alertes, des intellectuels. Il y a tant d’énergie, de travail, d’idées dans notre peuple. Nous nous sommes donc tournés vers l’expertise issue du bouillonnement de la société française. De la sorte, nous avons conçu l’Avenir en Commun comme le moyen de mettre dans une cohérence d’ensemble et dans une perspective gouvernementale les programmes que la société avait produits.

Nous avons eu la confirmation de la réussite de cette méthode par la suite. Ce furent les commentaires, les évaluations de l’Avenir en Commun par les associations. Elles lui donnèrent souvent un satisfecit complet. Pour une coalition d’association luttant pour un développement plus égal, l’Avenir en Commun mérite « 10/10 sur la thématique de l’aide publique développement ». Oxfam, sur la lutte contre les inégalités, le juge « le plus proche des recommandations des ONG, en se montrant plus complet et plus prévis que ses concurrents ». Amnesty international reconnaît « une série d’engagements qui font écho à nos recommandations ». Le réseau Sortir du nucléaire note « qu’en terme de sortie du nucléaire civil et de transition énergétique, c’est le plus ambitieux ». Pour les experts de la santé publique et de la sécurité routière, c’est un « 20/20 ». Le Barreau des avocats de Paris le perçoit comme « le programme qui répond le plus aux attentes des avocats ». L’énumération pourrait continuer. Beaucoup d’observateurs ont été surpris de cette résonance entre « l’Avenir en Commun » et tant de composantes de la société organisée. La raison en est très simple : notre programme est souvent le leur !

Depuis la publication de l’Avenir en Commun, nous avons maintenu le lien permanent avec les forces sociales sur le programme. Le texte central a été complété par 42 livrets thématiques qui le précisent et l’affinent. Les groupes qui animent ce travail ont repris, systématisé, multiplié la méthode des auditions programmatiques. Les livrets thématiques ne remplacent pas l’Avenir en Commun, bien sûr. C’est ce programme, et aucun autre, qui est la base de l’action des Insoumis. Mais la réflexion programmatique est toujours ouverte et solidement mêlée à la société elle-même.

L’Avenir en Commun propose de placer au sommet de la hiérarchie des normes les solutions collectives, l’entraide et l’intérêt général humain. C’est pourquoi sa première priorité est de remettre le pouvoir entre les mains du peuple, en convoquant une Assemblée constituante. Il veut que la France soit le pays de la souveraineté du peuple plutôt que celui d’une monarchie présidentielle corrompue par l’influence des lobbys et des intérêts particuliers.

Avec la planification écologique et la règle verte, il assure la survie des sociétés humaines à l’heure du changement climatique et de l’effondrement de la biodiversité. Nous voyons désormais clairement les chocs et les dangers auxquels nous exposent l’illusion du capitalisme d’un monde aux ressources sans limite. Il faut donc réorganiser tous nos modes de production, de consommation et d’échanges pour les mettre en harmonie avec la nature et ses rythmes.

Cela ne sera pas possible si nous restons dans le cadre d’une économie soumise à la finance et où règne l’égoïsme social. Ce programme propose de tout mettre en œuvre pour relocaliser notre industrie. Il défend le protectionnisme solidaire à la place du libre-échange sauvage. Les richesses issues du travail humain doivent cesser d’être accaparées par une caste d’ultra-riches qui épuisent les hommes et la nature. Tous les êtres humains doivent être mis en état de sécurité sociale.

La France et son peuple peuvent proposer un autre chemin au monde à condition d’être indépendant. C’est la condition pour être un facteur de paix et de coopération. L’Avenir en Commun préfère l’ONU à l’OTAN, un monde ordonné plutôt qu’une alliance militaire nous rattachant à une puissance déclinante et agressive.

Les vieux dogmes de l’Union européenne libérale se sont effondrés. La concurrence comme norme suprême et l’austérité pour l’État et les services publics comme seule politique possible a déjà fait trop de dégâts. Nous devons sortir des traités européens.

La société néolibérale propose la course au profit, la croissance sans contenu et la réussite individuelle comme objectifs pour l’Humanité. Nous préférons le progrès humain : la santé, l’éducation, la culture, les arts. Nous avons dans le futur des horizons enthousiasmants : la mer, l’espace, le numérique. Engageons-nous dans ces nouvelles frontières par amour de la connaissance plutôt que de l’argent, et d’une façon nouvelle respectueuse de l’environnement.

Aujourd’hui plus que jamais, la France a besoin de ces causes communes. Le monde du marché-roi et du saccage environnemental est mort. Le monde d’après peut commencer maintenant. L’Avenir en Commun en est un bon point de départ. 

Ensemble, récoltons 150 000 soutiens pour le programme l'Avenir en commun, porté par Jean-Luc Mélenchon

Sommaire du programme

Les chapitres

Annexes

À propos de l'avenir en commun

L’avenir en commun est le programme porté par Jean-Luc Mélenchon. Co-écrit par des milliers de citoyens, il a été choisi par 7 millions d’électeurs en 2017. Cette version est actualisée pour tenir compte de 3 années de mobilisations sociales et de travail parlementaire. Télécharger le programme en PDF

Contribuer au programme

Ce programme n’est pas la propriété d’un mouvement, mais doit être l’outil pour fédérer notre peuple autour de causes communes. Aujourd’hui, il s’ouvre aux contributions de toutes celles et ceux qui souhaitent apporter leur pierre pour l’améliorer.