L’avenir en Commun

Annexe 3 : Comment le programme l’Avenir en commun a été mis à jour

Annexe 3 : Comment le programme l’Avenir en commun a été mis à jour

Ce texte est issu de la version actualisée de l’Avenir en commun publiée en avril 2020, il reste valable pour cette édition enrichie.

Cette nouvelle édition de l’Avenir en commun propose une alternative concrète et immédiate au désordre actuel. Elle traduit toute une vision du monde en mesures gouvernementales, applicables dès demain.

Initialement en avance sur plusieurs sujets qui se sont révélés décisif depuis 2017, en voici une version mise à jour dans cinq directions.

D’abord, elle incorpore le travail de nos parlementaires, nationaux comme européens (1). Ensuite, elle tient compte des réformes d’Emmanuel Macron (2). Elle intègre aussi les propositions d’intérêt général déposées par les mouvements sociaux les plus récents dans le pays, conformément à la méthode de la rédaction initiale (3). Finalement, elle actualise certaines propositions de 2017 à la situation de 2020 (4).

1. Trois années de production parlementaire

Depuis l’élection de 2017, vingt-trois parlementaires portent l’insoumission à l’Assemblée nationale ou au Parlement européen. Ils ont rédigé des rapports, interpellé le gouvernement et porté les revendications de milliers de citoyens. Ce faisant, ils ont affiné l’Avenir en commun sur plusieurs points.

    • Cette nouvelle édition inclut les propositions de loi et les amendements déposés par nos députés à l’Assemblée nationale depuis trois ans. Elle comprend par exemple nos revendications d’un ratio minimal d’encadrants en EHPAD, de reconnaissance de l’épuisement professionnel comme maladie du travail, de concrétisation du droit au logement, d’interdiction des écrans publicitaires numériques dans les lieux publics, de protection contre la malbouffe ou de lutte contre la discrimination par algorithmes.

    • Elle introduit également l’activité de nos députés au Parlement européen, qui y ont défendu de nombreuses réformes. Cela englobe par exemple l’arrêt de toute subvention aux énergies fossiles, la clause de l’européenne la plus favorisée ou le mécanisme de « carton rouge » permettant aux parlements nationaux de bloquer un texte européen.

Lorsque nous avons obtenu gain de cause sur certaines propositions de l’Avenir en commun, elles sont retirées de cette nouvelle édition. Ainsi, la suppression de la réserve parlementaire, l’ouverture de la PMA à tous les couples, la tenue du référendum d’autodétermination en Nouvelle-Calédonie ou l’interdiction européenne du chalutage en eaux profondes marquent des victoires passées et préparent celles du futur.

2. Contre Macron et son monde

Depuis l’élection de 2017, Emmanuel Macron et son gouvernement ont entrepris une série de réformes néfastes. Ils s’attaquent à la République et à la France, aux droits sociaux et au climat. Ce qu’ils ont détruit, il faudra le reconstruire. Ce qu’ils ont construit, il faudra l’abroger.

  • La suppression de dispositifs injustes ou inefficaces figure en bonne place dans cette édition. Il s’agit désormais d’abroger les ordonnances Pénicaud, la loi antiterroriste de 2017, les privatisations, les retraites par points ou encore Parcoursup. 
  • A l’inverse, des dispositifs démantelés seront rétablis. C’est le cas de l’ISF, des tarifs sociaux ou de la propriété publique (dans le rail et la Française des jeux par exemple).
  • En outre, le programme rappelle tous les mensonges du pouvoir. La promesse de « 0 SDF » ou celle de « maintenir les écoles en milieu rural » soulignent l’hypocrisie de ces tartuffes et rappellent l’urgence de nos mesures.

3. Soutien aux mouvements populaires actuels

Depuis 2017, des millions de citoyennes et de citoyens se sont mis en mouvement pour revendiquer le droit à la dignité ou à la justice, sociale comme climatique. Ce faisant, ils ont diffusé de nouvelles idées, rédigé des propositions politiques et déposé des doléances. Nous en adoptons sans réserve tout ce qui est cohérent avec le reste du programme.

  • Les acquis des Gilets jaunes : ce mouvement a permis une réflexion profonde dans le pays sur la démocratie. Il a montré la force du grand nombre à beaucoup de personnes qui n’y croyaient plus. De nombreuses propositions du mouvement étaient déjà dans l’Avenir en commun de 2017. Mais le RIC y est désormais explicitement proposé comme nous l’avons déjà fait à l’Assemblée nationale.
  • La défense de l’industrie : plusieurs sites de production, utiles et rentables, ont été occupés ou défendus par les salariés, contre des actionnaires qui souhaitaient les fermer. La pandémie du Covid-19 a mis en lumière les usines de masques de Plaintel ou de bouteilles d’oxygène de Luxfer. Leur revendication d’une relocalisation sanitaire est renforcée dans cette version.
  • La mobilisation du Collectif Inter Urgences : ce collectif sonne l’alerte depuis de longs mois sur l’état de l’hôpital public. Ses demandes, comme le rétablissement de conditions de travail dignes, des effectifs requis et de l’équipement nécessaire pour soigner les patients, sont mises plus en avant dans cette nouvelle version de l’Avenir en commun.
  • Des revendications lycéennes et étudiantes : alors que les universités tombent en ruine et que les écoles ferment, que des étudiants et des élèves vont en cours sans manger et que leurs enseignants sont débordés, cette version de l’Avenir en commun reprend leurs propositions essentielles. Le déblocage des fonds, la rénovation des sites et la remise à plat de Parcoursup sont bien inclus.
  • La protection du service public : de nombreux agents publics se mobilisent pour accueillir les usagers dans de bonnes conditions. Soucieux de garantir l’accès de toutes et tous, ils exigent le rétablissement des postes nécessaires à l’école publique, l’université, la recherche publique, La Poste, la police, la sécurité civile… autant de revendications déjà présentes mais désormais actualisées dans cette édition de l’Avenir en commun.
  • La défense des lieux de vie : de nombreux collectifs s’organisent pour bloquer les grands projets inutiles, qui défigurent leur environnement et coûtent extraordinairement cher à la collectivité. Pour les soutenir, la nouvelle édition de l’Avenir en commun retire l’agrément public ou les subventions accordées à des projets qui mobilisent contre eux la population avoisinante, à l’instar de GCO Strasbourg ou Europacity.
  • La lutte pour la justice internationale : partout sur la planète, des activistes tentent de bloquer l’hégémonie nord-américaine ou les régimes dictatoriaux. Cette édition de l’Avenir en commun en tient compte et propose de bloquer les offensives de Trump et ses complices contre le multilatéralisme, tout en soutenant les zones où s’invente un autre monde, comme le Rojava. 

4. Actualisation temporelle

Depuis l’élection de 2017, toute une série de paramètres économiques et sociaux ont changé dans le pays. Nous actualisons aussi le programme pour en tenir compte, lorsque les éléments évoqués n’existent plus ou que les chiffres ne sont plus adéquats. Notre programme colle ainsi au plus près des enjeux du moment.

  • Une série d’initiatives que nous soutenions dans l’Avenir en commun sont heureusement arrivées à terme. C’est le cas par exemple du projet Galileo de radionavigation satellite ou du programme Extraplac de connaissance des fonds sous-marins. D’autres dispositifs que nous critiquions ont changé de nom, comme le CICE transformé en baisse de cotisations sociales.
  • La hausse des prix sur la période nous impose aussi de revoir les chiffrages que nous proposions pour conserver leur signification dans la période actuelle. La hausse de 16% du SMIC équivaut par exemple aujourd’hui à 1400€ nets mensuels.
  • La roue de l’histoire a continué à tourner, entraînant avec elle une partie des interrogations ouvertes par l’Avenir en commun. Le Brexit n’est plus un enjeu spéculatif, mais une situation à gérer. Les oligarques européens se sont également renouvelés, Ursula von der Leyen accédant désormais à la tête de la Commission européenne.

Ainsi mis à jour, « l’Avenir en commun » concentre dans ses lignes non seulement la légitimité des millions de suffrages qui l’ont déjà choisi, ainsi qu’une méthode collective de travail, mais aussi les deux décennies d’histoire politique dont il est l’héritier. Il montre que les intuitions collectives de 2017 résistent à l’épreuve du temps, sont compatibles avec tous les développements ultérieurs – et s’avéraient même prémonitoires sur maints aspects.

Ensemble, récoltons 150 000 soutiens pour le programme l'Avenir en commun, porté par Jean-Luc Mélenchon

Sommaire du programme

Les chapitres

Annexes

À propos de l'avenir en commun

L’avenir en commun est le programme porté par Jean-Luc Mélenchon. Co-écrit par des milliers de citoyens, il a été choisi par 7 millions d’électeurs en 2017. Cette version est actualisée pour tenir compte de 3 années de mobilisations sociales et de travail parlementaire. Télécharger le programme en PDF

Contribuer au programme

Ce programme n’est pas la propriété d’un mouvement, mais doit être l’outil pour fédérer notre peuple autour de causes communes. Aujourd’hui, il s’ouvre aux contributions de toutes celles et ceux qui souhaitent apporter leur pierre pour l’améliorer.