L’avenir en Commun

Annexe 1 : l’Avenir en commun à la lumière des mobilisations sociales

Annexe 1 : l’Avenir en commun à la lumière des mobilisations sociales

Les Gilets jaunes et l’Avenir en commun

Une liste de 42 revendications des Gilets jaunes a été publiée le 29 novembre 2018, à la suite d’une consultation en ligne à laquelle près de 30 000 personnes ont participé. Elles correspondent à 95% avec des propositions issues de l’Avenir en commun et ses livrets thématiques.

La similitude avec l’Avenir en commun est frappante dans tous les domaines. En matière fiscale par exemple : progressivité de l’impôt et hausse du nombre de tranches, hausse des impôts pour les grandes entreprises et baisse pour les petites, « Récupérer les 80 milliards de fraude fiscale », entre autres. Les députés insoumis se sont aussi battus contre l’instauration du prélèvement à la source, également refusé par les Gilets jaunes.

Autre domaine clé, l’emploi : refaire du CDI la norme, permettre le retour à l’emploi des chômeurs, assurer la sécurité de l’emploi, en finir avec les délocalisations : toutes ces propositions étaient défendues par Jean-Luc Mélenchon en 2017 et ont été traduites en propositions de loi par le groupe parlementaire de la France insoumise.

Les « directives du peuple », telles que les qualifiaient les Gilets jaunes, rejoignaient les propositions de l’Avenir en commun dans de nombreux autres domaines : la fin de la monarchie présidentielle et le référendum d’initiative citoyenne, la préservation et le renforcement des services publics, la hausse des bas salaires et leur encadrement, etc.

Enfin, et contrairement aux caricatures, les propositions des Gilets jaunes pour la bifurcation écologique étaient ambitieuses : taxer le fuel maritime et le kérosène, arrêter la construction d’immenses zones commerciales ou encore favoriser le transport de marchandises par voie ferrées : tout cela, l’Avenir en commun le proposait aussi.

La majorité macroniste a rejeté l’intégralité de ces propositions, toutes déposées à l’Assemblée nationale par les députés insoumis.

La Convention citoyenne et l’Avenir en commun

Parmi les 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat, 90 % d’entre elles sont compatibles avec l’Avenir en commun.

Pour ce qui est de la réforme des institutions, le renforcement du contrôle des politiques environnementales est partagée par l’Avenir en commun et la Convention citoyenne pour le climat. Les propositions de la France insoumise vont même plus loin dans ce domaine, avec la création d’une Assemblée de l’intervention populaire et du long terme là où la Convention citoyenne se limitait à une réforme du Conseil Économique, Social et Environnemental.

Dans le domaine du déplacement, la France insoumise et la Convention citoyenne partagent l’ambition de renforcer les modes de transports alternatifs à la voiture individuelles comme le train, de gérer démocratiquement les mobilités, ou encore de limiter les effets néfastes du transport aérien.

Ces propositions partagées se retrouvent dans tous les autres domaines : le logement pour réduire la consommation d’énergie et la lutte contre l’artificialisation des sols ; le travail en soutenant les transformations internes aux entreprises et en renforçant les clauses environnementales dans les marchés publics par exemple ; enfin l’agriculture et l’alimentation avec un changement radical de politique agricole dans l’intérêt des agriculteurs et des consommateurs.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, le gouvernement n’a toujours pas traduit en propositions de loi les conclusions de la Convention citoyenne pour le climat, contrairement à son engagement. Ce qui est certain, c’est qu’un grand nombre d’entre elles sont d’ores et déjà à la poubelle : l’instauration d’une taxe sur les dividendes ou le moratoire sur la 5G par exemple.

Les propositions du collectif Plus jamais ça et l’Avenir en commun

Le 26 mai 2020, 20 organisations réunies sous la bannière du collectif « Plus jamais ça » ont publié un plan de sortie de crise de 34 mesures. La convergence avec les propositions de l’Avenir en commun y est frappante.

La plan propose d’abord des mesures pour la sécurité sanitaire, la démocratie et les droits fondamentaux. On y trouve notamment la demande de masques gratuits, de mesures d’urgence contre les violences faites aux femmes et du rétablissement des comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Toutes ces demandes ont été portées dans les 11 propositions de loi, 5 plans et 4 guides proposées par la France insoumise lors du 1er confinement.

Les propositions pour l’emploi qui suivent recoupent celles de l’Avenir en commun : encadrement des CDD abusifs, hausse des salaires, droit de veto du comité social et économique d’entreprise contre les licenciements économiques, etc.

La vision de long terme pour la bifurcation écologique développée dans le document reprend également celle de la France insoumise : un plan pour créer de l’emploi massivement dans l’agriculture paysanne, l’accès à une alimentation de qualité et au logement pour toutes et tous par exemple.

Enfin, les solutions mises en avant pour financer les propositions s’inscrivent également dans la démarche de l’Avenir en commun avec la suppression des niches fiscales inutiles et la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. On y retrouve également la proposition de rachat de dette publique par la BCE en lui donnant le statut de dette perpétuelle tel que demandé par Jean-Luc Mélenchon.

Les mobilisations pour la santé et l’Avenir en commun

Le quinquennat d’Emmanuel Macron a été marqué par de nombreuses mobilisations dans le secteur de la santé, en particulier à partir de mars 2019. Ces mobilisations ont duré des mois, du fait de l’incapacité du gouvernement à accéder à des revendications pourtant simples. Elles ont été résumées en 3 points par de nombreux communiqués des Collectif Inter Urgences et Collectif Inter Hôpitaux : augmentation du nombre de lits, recrutement massif de personnel et hausse des salaires.

Durant la campagne présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon avait alerté sur la situation à l’hôpital. Dans l’esprit des revendications défendues ensuite par les collectifs, on lisait parmi les propositions de l’Avenir en commun : « Reconstruire le service public hospitalier, revenir sur la tarification à l’acte et les suppressions de lits et de personnels, et engager un plan pluriannuel de recrutement de médecins, infirmiers, aides-soignants et personnels administratifs ».

Tout au long de la mobilisation des personnels de santé, les députés insoumis ont été à leur côté, soutenant leurs revendications.

Ensemble, récoltons 150 000 soutiens pour le programme l'Avenir en commun, porté par Jean-Luc Mélenchon

Sommaire du programme

Les chapitres

Annexes

À propos de l'avenir en commun

L’avenir en commun est le programme porté par Jean-Luc Mélenchon. Co-écrit par des milliers de citoyens, il a été choisi par 7 millions d’électeurs en 2017. Cette version est actualisée pour tenir compte de 3 années de mobilisations sociales et de travail parlementaire. Télécharger le programme en PDF

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Ce programme n’est pas la propriété d’un mouvement, mais doit être l’outil pour fédérer notre peuple autour de causes communes. Aujourd’hui, il s’ouvre aux contributions de toutes celles et ceux qui souhaitent apporter leur pierre pour l’améliorer.